La Colombie vit un conflit armé et social depuis plus de 50 ans, qui n’a toujours pas trouvé de solution politique. Cependant, depuis 2012, un processus de dialogue a lieu entre la guérila des FARC et le gouvernement, à La Havane.

Reflet de la situation politique du pays, ce processus est complexe et apporte autant d’espoir que d’incertitudes. Cela est notamment dû aux nombreuses expériences de négociations qu’a connu la Colombie depuis plus de trois décennies. LA communauté internationale n’a pas toujours eu un rôle très actif dans les processus successifs. L’UE s’est positionnée de manière plus affirmée à partir des années 90.

Le conflit colombien a des racines qui vont au-delà de sa forme actuelle. L’apparition des différents groupes de guerillas dans les années 60 répond à un système déjà installé d’inégalités, d’exclusion sociale et de carences démocratiques de l’État. Ce sont des thèmes de revendication qui sont toujours d’actualité et qui ont été au centre des processus de négociation. Avec l’amplification du conflit, dû à la progression des guerillas, à l’apparition des groupes paramilitaires, à la production de drogue et à la faiblesse continue de l’État, de nombreuses tentatives de construction de la paix ont été développées depuis les années 80 par les différents acteurs.

Mais au-delà de ces derniers, les initiatives de la société civile sont aussi importantes. Communautés, organisations sociales, universités, églises, ONG, travaillent également au vivre ensemble de la société colombienne afin de faire baisser le niveau de violence et pour diffuser une culture de paix.

C’est une composante fondamentale pour que le pays vive sans conflits, notamment en prenant en compte la diversité sociale, culturelle, historique et économique des différentes régions qui composent le territoire.

Ce sont ces initiatives – officielles et celles de la société civile – que le RFCS cherche à promouvoir en France, pour informer sur la complexité du pays mais aussi sur toutes les actions mises en œuvres en faveur de la paix, au-delà de l’image souvent réductrice d’un pays violent, que l’on a souvent en Europe.